OLIVIER PAULIN | MONOGRAPHIE | 02.10.14 > 16.10.14






- Comment produire un art pauvre tout en conservant la noblesse et la dignité d’une production autonome ?

Lorsque les courants artistiques ne se font plus que rythme, deviennent l’écho de l’égout des goûts, une doctrine issue de la digestion de pensées spectrales, une doctrine qui opère un retour d’environ vingt années en arrière, et ce jusqu’à la suivante indigestion, et ce jusqu’à épuisement. Il est nécessaire d’invoquer les Oracles qui hurlaient déjà les maux de la standardisation, de la logique culturelle, de la politique de marché en art, en somme du capitalisme tardif.

Sorte de guérillero des premières heures, Olivier Paulin prend le maquis en 1997 et co-fonde la marque déposée : Perav-Prod en 2000. Tel un Paul Gauguin à la tête d’une sculpture administrative dont le but est de passer l’Art du XXème siècle à la « Paulinette », il multiplie aussi bien les collaborations les plus douteuses que les plus fructueuses (Cécile Noguès, Lili Reynaud, Sandrine Llouquet…), tout en conservant un contrôle absolu de la diffusion de son travail. Tour à tour peintre, commissaire d’expositions, galeriste, éditeur, il se concentre sur une pratique d’atelier avec l’humilité d’un artiste pauvre, qui ne joue pas le jeu de la précarité, des subventions ou de quelconque mécénat. Puis très vite l’écriture arrive comme une alliée digne de sa posture, une écriture quasi automatique toujours justifiée et dont le rythme oscille tel l’électrocardiogramme d’une génération d’artistes en marge des mondanités de la société du spectacle. Anticonformiste de nature, brute de l’Art, artiste indigne. C’est tout cela Paulin un homme modeste en réaction, comme ses avions !

Marc-Henri Garcia

http://www.paris-art.com/peravprod-marque-deposee/