Gaspard Delanoë est soi-disant né en mai 68.

Il se considère comme performeur, ce qui ne veut à peu près rien dire, le domaine de ce que l’on appelle aujourd’hui une « performance » étant à peu près aussi vaste que l’océan pacifique.

Gaspard Delanoë a fondé le Musée Igor Balut en 1994, dans sa chambre sous les toits, rue Volta.Il continue aujourd’hui de diriger le M.I.B. ( Musée Igor Balut) en compagnie du Suisse-Marocain, artiste inconnu.

Il a aussi été membre de la cellule KGB ( Kalex / Gaspard / Bruno) qui a ouvert le 59Rivoli en novembre 1999 et a fondé le collectif « Chez Robert, électrons libres ».Il s’est présenté à toutes les élections depuis 2007 avec son parti politique, le Pffft ( Parti Faire un Tour).

C’est avec ses œuvres graphiques et plastiques issues de la collection du M.I.B, que nous avons fais le choix d’ouvrir la saison 2020.

Au sein du squat de l’immeuble haussmannien du 59 Rivoli, nous avons découvert à l’automne dernier, en se faufilant d’atelier en atelier, les peintures « slogan » de Gaspard Delanoë.

Sur des reproductions chinées aux puces d’ œuvres kitsch représentant des poulbots des vues de Paris de Venise, du ponte vechio, (etc…), il appose des titres des blagues des formes typographiques rectilignes manuscrites au Poska.

Un dispositif simple et efficace, une image kitsch désuète et son titre, paradoxal, grivois, désinvolte, post punk en somme !

Minimalistement punk, anarchistement artistique, drôlement conceptuel, voici Gaspard Delanoë l’enfant illégitime de l’art Parisien, en visite à Bordeaux à la galerie 5UN7.